UNE ACTION OFFENSIVE POUR L'ENVIRONNEMENT AVEC L'ÉNERGIE COMME PRIORITÉ
» Une démarche environnementale traduite en objectifs concrets
La RATP a intégré la dimension environnementale dans les contrats d’objectifs des départements. Exemple de visée commune, le déploiement des systèmes de management environnementaux, qui doit être achevé fin 2010. Il a connu une accélération, avec plus de la moitié des sites concernés engagés dans la démarche et 22 d’entre eux déjà certifiés ISO 14001 fin 2006. La RATP s’est par ailleurs engagée à publier l’évolution de trois nouveaux indicateurs énergétiques : le pourcentage d’énergie fossile dans sa consommation directe d’énergie, la consommation et l’émission de CO2 de ses différents modes par kilomètre-voyageur et celle de son patrimoine immobilier par mètre carré.
» Une volonté d'écoconception
La RATP a mis à la disposition de ses équipes d’ingénierie un guide d’application de la qualité environnementale dans les projets, récapitulant les paramètres à considérer selon leur nature. Tous les nouveaux bâtiments sont désormais « écoconçus » : la reconstruction du centre bus de Lagny, les cinq futurs sites de maintenance et de remisage de tramways et la troisième collection de mobilier tramway en seront les premières applications.
» L'économie de toutes les ressources
La politique d’économie des ressources engagée par la RATP s’applique à tous les domaines. Une mission « Maîtrise des consommations » a ainsi été créée pour s’assurer de la justesse des besoins exprimés par les utilisateurs. Dans le domaine du papier, où la RATP mène depuis 2003 une lutte contre le gaspillage, la consommation s’est réduite de 6 % en 2006.
Autre réalisation achevée, l’opération « Hygiène des stocks », visant à optimiser la gestion des pièces détachées nécessaires à la maintenance des équipements et systèmes des espaces. Des actions qui confortent la démarche d’achats responsables engagée par l’entreprise, tant en matière d’approvisionnement et de spécifications que de conduite des consultations.
» Une démarche globale de valorisation des déchets
Attentive à l’ensemble du cycle de vie de ses consommations, la RATP s’attache également à valoriser ses déchets. Elle est ainsi engagée dans la pratique du tri sélectif des déchets de ses activités, sur ses sites industriels et tertiaires : fin 2006, cette démarche impliquait plus de 22 000 agents sur 94 sites. Parmi les avancées, on citera l’introduction dans tous les marchés de la RATP, de clauses spécifiques pour la récupération et le traitement des déchets électriques et électroniques. Pour les déchets dangereux, la traçabilité totale des circuits de collecte et de traitement est assurée, avec un retour systématique d’information aux sites émetteurs.
Le tri sélectif s’invite également en stations, pour les déchets des voyageurs. La RATP étudie en effet les moyens de valoriser le gisement potentiel, encore inexploité, de 40 % de matière recyclable des déchets recueillis dans ses stations et ses gares. Une première opération de tri sélectif des déchets des voyageurs a ainsi été menée sur le site multimodal de Denfert-Rochereau (métro, RER, bus). Les résultats de l’expérimentation sont concluants : 95 % des voyageurs trouvent ce système satisfaisant. Forte de ce succès, la RATP a décidé d’étendre cette expérimentation à l’ensemble de la ligne 14.
» L'autre ressource rare, l'eau
Les efforts de la RATP se sont poursuivis pour améliorer la maîtrise de sa consommation, notamment à l’occasion du renouvellement de ses équipements. En matière d’eaux d’infiltration, conformément à l’engagement pris avec la Ville de Paris de réduire de 20 %, d’ici à 2009, les 8 millions de m3 recueillis dans ses souterrains qui étaient rejetés dans les réseaux d’assainissement, la RATP a terminé une partie des travaux de canalisation nécessaires. Depuis cette date, les eaux d’exhaure des postes d’épuisement de République et de Saint-Michel sont rejetées respectivement dans le canal Saint-Martin et dans la Seine. 13 % des eaux d’infiltration recueillies dans les souterrains de la RATP sont désormais rejetés, rendus au milieu naturel, allégeant d’autant le réseau d’assainissement. Trois autres postes d’épuisement seront modifiés d’ici à 2009.
L’amélioration de la qualité de ses eaux résiduaires industrielles est un autre domaine d’action de la RATP, avec cette année notamment la poursuite des travaux de création d’une station d’épuration à Sucy-en-Brie. Un projet de recherche a également été engagé pour remplacer les machines à laver fonctionnant avec des solvants par des procédés plus respectueux de l’environnement. Enfin, des conventions de rejet des eaux résiduaires industrielles avec les municipalités et les départements ont été signées ou préparées pour de nombreux sites industriels RATP.
» Une lutte constante contre le bruit
Les nuisances sonores et vibratoires sont également pour la RATP un objet d’attention permanente. Une étude de sonorisation des sites et de requalification des ambiances sonores a ainsi été réalisée sur les sites RER de Massy, Nanterre, Luxembourg et Boissy-Saint-Léger. La RATP conduit aussi des recherches sur ces thèmes, avec par exemple le projet IBSOT, mené avec l’Ademe, pour préciser les niveaux vibratoires et sonores dans les bâtiments proches des tramways. Par ailleurs, la RATP a achevé la première phase du projet de protection phonique par couverture des voies des quatre zones d’aiguillage les plus bruyantes situées de part et d’autre de la gare RER de Vincennes. Entamé en 2004, il s’agissait du premier chantier environnemental inscrit au Contrat de plan État-Région 2000-2006, financé à hauteur de 50 % par la Région, 25 % pour le département et les villes concernées, et 25 % par la RATP.
» Une attention particulière à la qualité de l'air
Depuis sa création, dans ses espaces souterrains, la RATP surveille la qualité de l’air. Le réseau SQUALES, qui permet de mesurer en continu les paramètres de qualité de l’air, est à présent constitué de 3 sites situés sur les lignes de métro 1 et 4 et sur le RER A. Par ailleurs, d’importantes études pour une meilleure appréhension de l’empoussièrement des enceintes souterraines du réseau et de la nature des particules ont été finalisées. La RATP a engagé des actions visant à réduire l’émission de poussières, à l’instar du choix fait en 1998 d’équiper tous les nouveaux trains de systèmes de freinage électrique. Des études épidémiologiques ont également été engagées sur la population des agents, ainsi qu’une étude de toxicité en collaboration avec l’hôpital Bichat et l’Inserm.
Par ailleurs, un nouveau projet de recherche Primequal-Predit, sur l’exposition des citadins à la pollution de l’air lors de leurs déplacements domicile-travail, a été mis en œuvre.
Concernant le réseau de surface, la RATP a finalisé une étude permettant de caractériser les émissions effectives de son parc de bus. Elle a ainsi pu mesurer l’influence de différents paramètres tels que le kilométrage du bus, la présence ou non de filtre à particules, ou encore l’influence des systèmes de confort climatique sur les émissions de polluants réglementés.
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Mise à jour : jan. 2008
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